Haïti : encore beaucoup de questions sur l’avenir politique
MAR 28, 2024
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Pour la première fois, le Conseil présidentiel de transition a publié un communiqué disant sa détermination « soulager la souffrance du peuple haïtien » et promettant « de remettre Haïti sur la voie de la légitimité démocratique, de la stabilité et de la dignité. »

Le message est accueilli « dans l’indifférence générale, constate Frantz Duval, rédacteur en chef du Nouvelliste, le communiqué n’éclaire absolument rien. Premièrement, il n’y a toujours pas les neuf membres du Conseil, huit personnes ont signé le communiqué. Deuxièmement, il n’y a toujours pas de date pour l’élection du président du Conseil. Et troisièmement, ils indiquent eux-mêmes qu’ils ne se sont toujours pas entendus ni sur les modalités de fonctionnement de ce conseil et encore moins sur l’accord politique qui doit régir la transition. Rien n’est clair pour le moment. »

 

Des armes américaines pour la police haïtienne

La Maison Blanche a annoncé hier (27 mars 2024) l’envoi d’armes, de munitions, de gilets pare-balles et de casques pour un montant allant jusqu’à 10 millions de dollars de matériel issu des stocks excédentaires du département de la Sécurité intérieure. Le journaliste Frantz Duval insiste sur le côté inédit de cette annonce : « depuis des dizaines d’années, les États-Unis ne donnent pas d’armes au gouvernement haïtien, ne donnent pas de support à la PNH (police nationale haïtienne). Cela fait plus de trois que la police se bat contre les gangs et c’est la première fois que les États-Unis acceptent de donner des armes et des munitions. » Le rédacteur en chef du Nouvelliste souligne qu’aucune information n’a été donnée concernant les délais de livraison et rappelle que de nombreuses promesses internationales n’ont pas été tenues.

 

Une opposition divisée avant la présidentielle au Venezuela

On connaît les noms des candidats pour l’élection présidentielle de juillet et les dernières heures de la période de dépôt des candidatures. L’Université Corina Yoris, choisie pour représenter la Plateforme unitaire démocratique après l’éviction de Maria Corina Machado par la justice, n’a pas pu faire enregistrer son dossier et la coalition a désigné un candidat par défaut, l’ancien ambassadeur Edmundo Gonzalez Urrutia. Et la situation est d’autant plus compliquée qu’un autre candidat issu d’un des partis de la coalition s’est également inscrit à la dernière minute, le gouverneur Manuel Rosales.

Des négociations pourraient se tenir avec le pouvoir pour modifier le candidat de l’opposition, « on sait que dans ces rapports de force, tout est négociable et on pourrait imaginer l’arrivée d’une autre personne pour se substituer à Edmundo Gonzalez Urrutia, explique Yoletti Bracho, docteure en Science politique à l’Université Lumière Lyon 2, mais ce qui semble plus difficile, c’est que Maria Corina Machado elle-même puisse accéder à la bataille électorale. » D’ailleurs, l’autre candidat Manuel Rosales n’envisage pas de lui laisser la place.

Néanmoins, « l’élection n’est pas jouée d’avance, ajoute Yoletti Brachot, il me semble qu’on ne peut pas imaginer cette élection comme celle du changement mais les choses sont encore en train de se construire et on ne connaît pas complètement le scénario du 28 juillet. »

 

Le journal de la 1ère

En Guyane, les services d’aide aux sans-abris de la mairie de Cayenne deviennent insuffisants face au nombre croissant de personnes sans domicile fixe.

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