Le Conseil présidentiel de transition devrait être formé aujourd’hui, un Conseil légèrement différent de celui qui avait été imaginé car un parti politique signataire de l’accord trouvé sous l’égide de la Caricom le rejette. Les autres ont désigné leurs représentants et devraient bientôt reprendre les tractations pour désigner le dirigeant de la transition, alors que la crise sécuritaire et humanitaire s’aggrave. Le célèbre écrivain Gary Victor, dont le dernier ouvrage Le violon d’Adrien est paru aux éditions Mémoire d’encrier, est notre invité.
« Il semble que la communauté internationale veuille imposer un véritable calvaire à Haïti. Même un cartel de trois membres dans une mairie ne peut pas fonctionner, alors sept membres du Conseil présidentiel ! Faudra-t-il sept cortèges présidentiels, sept appareils de sécurité, sept salaires, sept privilèges différents ? s’interroge l’auteur, nous sommes vraiment dubitatifs devant cette situation qui n’a aucun sens sauf peut-être à distribuer des postes à des politiciens qui savent n’avoir aucune chance à des élections. Ils n’ont aucun crédit à l’intérieur de ce pays. »
L’écrivain Gary Victor estime que la communauté internationale reproduit les mêmes erreurs que par le passé. « Je me demande comment après tout le temps passé en Haïti, la communauté internationale ne comprend pas ce qui se passe. Les Nations unies sont restées plus de dix ans en Haïti, elles n’ont rien foutu. Les bandits ont prospéré, le trafic d’armes a prospéré, le trafic de drogue a prospéré… et une fois que l’ONU a quitté le territoire, tout a explosé. » L’auteur haïtien résume « on n’a pas l’impression que la communauté internationale est notre amie puisqu’elle favorise une solution totalement aberrante alors que constitutionnellement on pourrait aller très vite avec une solution déjà prévue, en faisant appel à un juge de la Cour de cassation. »
Le « chenal du cancer » à Houston, Texas
Le port de Houston est le plus important des États-Unis, de nombreuses usines pétrochimiques y sont également installées et les conséquences environnementales commencent à peser lourd. Accidents industriels, maladies comme les cancers ou l’asthme… notre correspondant a constaté que les habitants manifestent de plus en plus leur colère face aux bilans de sécurité désastreux d’entreprises locales.
Le journal de la 1ère
L’artiste martiniquaise Perle Lama dénonce publiquement le « revenge porn ».