« Dolorès ou le ventre des chiens » est le titre du quatrième roman d'Alexandre Civico. Un polar radical et dense, sans morale et une critique de la domination masculine. Une histoire en immersion dans une prison pour femmes, racontée à deux voix, un dialogue entre une tueuse en série d'hommes riches et puissants et un psychiatre alcoolique et cocaïnomane.
Sur la couverture, une moitié de visage, celui de la tueuse en série. Une blonde platine qui écume les salons professionnels à la recherche de ses proies, des « Ploucs à Rolex », des hommes bedonnants et fortunés, incarnations totémiques de la domination pécuniaire et patriarcale. La tueuse, c’est Dolorès.
Son nom s’inscrit en lettres noires sur fond blanc sur la pancarte qu’elle tient, et sur laquelle elle nous offre une alternative : « Dolorès, ou le ventre des chiens ». Et son regard noir ne nous laisse pas d’autre choix que de choisir.
« Dolorès ou le ventre des chiens », le titre de ce roman noir à la couverture rose, mais qui est aussi un roman gris. La grisaille du ciel de Paris, des montagnes des Alpes, des murs de la prison. Le gris de la tristesse, celle de ce psychiatre alcoolique et cocaïnomane qui est l’autre protagoniste majeur de ce récit qui nous parle de justice et de vengeance, d’héroïsme et de lâcheté, de petites gens et de grandes causes. Le nouveau roman d’Alexandre Civico est publié aux éditions Actes Sud.
Alexandre Civico est aujourd'hui l'invité de VMDN.
Reportage : Marie Billon s’est rendue à la Somerset House, un manoir au cœur de Londres pour visiter l’exposition « Cute », comprenez « choux », « attendrissant » . Une exposition sur le thème de la « mignonnerie » à visiter jusqu’au 14 avril 2024.