Poème dit par l'auteur Henri Etienne DAYSSOL
Si t'as le mal de vivre écoute-la c'est ton amie la poésie, écoute ce qu'elle te dit: "T'es pas vraiment quelqu'un du style à te fair' sauter le caisson pour des qu'en dira-t'on des qu'en penseront-ils. T'es pas quelqu'un du genre à coller ton dernier chewing-gum et choisir de te pendre pour un oui pour un non ; plutôt quelqu'un à faire avec, s'il faut même en claquant du bec pour du prozac pour des valiums ou pour du lexomil. Alors je te le dis c'est pas si difficile de garder le feeling : écoutes-toi et ça suffit !... Entends-tu dans tes chromosomes comme il résonne encore encore et de plus en plus fort, entends-tu le big bang ? la force la première qui anime l'univers et qui t'anime aussi, la première énergie : le big bang tu l'entends ?! Il gronde sous ton string, il ne s'oblig' plus à se taire non il ne se mord plus la langue : il veut fair' la bombe à ta fête !... Comme lui lâche-toi, ne te prends pas la tête, ce monde est à l'envers tu n'es pas pour lui plaire et quoi ? La belle affaire ! Critique-le rouspète pourris-le en verlan tu seras son poète." ...Voilà ce qu'elle te dit tout de go et tout net, la poésie... D'accord de but en blanc ça semble du délire, mais ne crois pas qu'elle ment. Au moins, si tu le penses, fais gaffe à pas lui dire ça lui ferait trop mal. Tu sais elle est fragile, âgée et sans défenses. Définitivement elle pourrait se vexer et perdre le moral jusqu'à quitter le bal sur la pointe des pieds. Si jamais elle se tire alors c'est une balle ; j'en suis sur en plein coeur elle se tire une balle. Et après c'est fini la grâce du bonheur le charme de la vie, bonne nuit et merci les amis, c'est fini. Un dernier mot : à l'avenir faites cas de la poésie ...et du big bang...
- Henri Etienne DAYSSOL -