

À l'heure du Salon international de l'agriculture à Paris, la colère paysane gronde toujours en France. Normes contraignantes, concurrence exacerbée par l’accord UE / Mercosur, gestion de l’épidémie bovine… et il faut ajouter à cela la sécheresse. À cause du réchauffement climatique, de plus en plus d’agriculteurs manquent d’eau et la question du partage de la ressource est devenue épineuse. Illustration dans le sud de la France, dans la région de Perpignan. L'été dernier (2025) : fleuves à sec, cultures desséchées… squelettes d’abricotiers et de vignes arrachés. En perspective pour résoudre le problème : un tuyau de 10 km pour dériver une partie d’un cours d'eau afin de sécuriser l'irrigation. Mais ce projet ne fait pas l’unanimité, y compris chez les agriculteurs… « AGRICULTURE : DANS LE SUD DE LA FRANCE, LE GRAND DÉFI DU PARTAGE DE L’EAU », UN GRAND REPORTAGE DE LAURA SALABERT.


Il y a 4 ans, la Russie envahissait l’Ukraine. Depuis, l’Europe tout entière frissonne. Le lâchage des Américains et leurs exigences sont venus accélérer la prise de conscience du danger. Les Armées européennes ont donc décidé de monter en puissance. En Allemagne, dès la fin février 2022, Olaf Scholz alors chancelier annonce devant le Bundestag un changement d’époque pour la Bundeswehr. L’Allemagne -convaincue depuis la chute du Mur que la paix serait éternelle- se découvre vulnérable. Et va réagir. « BRANLE-BAS DE COMBAT POUR LA BUNDESWEHR », UN GRAND REPORTAGE DE NATHALIE VERSIEUX.


C’est l’une des plus grandes fêtes du monde. Importé par les colons portugais, le carnaval de Rio mélange aujourd’hui influences africaines et européennes. Un moment de l’année où les hiérarchies s’inversent, les corps se montrent et les classes se croisent. Que ce soit dans les fanfares de rues ou dans le sambodrome, le rendez-vous est hautement politique. « LE CARNAVAL DE RIO : RÉSISTER PAR LA FÊTE », UN GRAND REPORTAGE DE SARAH COZZOLINO.


En Argentine, la fonte des glaciers sous l'effet du changement climatique réveille de funestes appétits. Le président Milei lui-même, adepte du tronçonnage en tous genres verrait bien quelques coupes sombres dans la loi de protection des glaciers. Ultralibéral et climatosceptique,son côté trumpiste le pousserait bien à forer partout. Et là, sous les décombres des majestueux géants de glaces du grand Sud argentin se trouvent des minerais critiques, notamment le CUIVRE https://www.rfi.fr/fr/tag/matières-premières/ : essentiel à la transition ÉNERGÉTIQUE https://www.rfi.fr/fr/tag/énergies/. Les populations locales tentent de parer les coups de pelleteuse. Mais, le Parlement pourrait, dans les semaines à venir, ouvrir la voie à de pharaoniques investissements miniers. « LES GLACIERS ARGENTINS : LA FIÈVRE DE L’OR ROUGE », UN GRAND REPORTAGE DE THÉO CONSCIENCE.


Pour commencer, un sujet brûlant que nous suivons largement depuis des semaines, la lutte effrénée contre l'immigration lancée par le président des États-Unis. Sur le plan intérieur, elle se décline à travers les violentes opérations menées par la police spécialisée ICE. Notamment à Minneapolis après 2 mois de chaos, 2 morts et des traumatismes... En 2è partie, l'excision reste très fréquente en Égypte. Un symbole du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d'une soi-disant pureté. MINNEAPOLIS, LA PREMIÈRE RÉSISTANCE D’AMPLEUR À DONALD TRUMP Retour à Minneapolis. À sa situation qui aurait pu ébranler la toute-puissance de Donald Trump. Mais la tornade s’éloigne… Des agents de la police de l’immigration sont toujours sur place. Mais le gros des troupes de ICE a été rappelé par Washington, face à la virulence de la contestation et de la solidarité de la population avec des migrants illégaux que Donald Trump se fait fort de chasser. L'administration américaine revendique la plus grosse opération anti-migrants de l’histoire. Et c'est en janvier que la situation avait dégénéré. Après la mort Renée Good, puis celle d’Alex Pretti. Edward Maille a vécu au plus près cette première résistance d’ampleur à Donald Trump. L'EXCISION, LA DIGNITÉ MUTILÉE DES FEMMES ÉGYPTIENNES Vendredi dernier (6 février 2026) était placé sous le signe de la journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales FÉMININES https://www.rfi.fr/fr/tag/femmes/. Selon la formule officielle. Mutilations qui consistent à altérer les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Il est estimé que 200 millions de femmes ou de filles, voire fillettes, vivent aujourd'hui sous ce traumatisme. L’excision, un des symboles du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d’une soi disant pureté, est particulièrement répandue dans un pays: l’ÉGYPTE https://www.rfi.fr/fr/tag/égypte/. Ça y est interdit. C’est un crime. Mais ça se pratique largement. Nous rediffusons aujourd'hui ce reportage d’Alice Moreno sur le combat de ces Égyptiennes qui résistent… ou tentent de guérir.


Bienvenue dans Grand reportage, le supplément du samedi pour retrouver deux reportages diffusés cette semaine. Direction le Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, 220 millions d'habitants, régulièrement sur le devant de l'actualité en raison des violences qui opposent différentes communautés... En 2è partie, la boxe thaï qui trouve des adeptes dans plus d'un pays. Dans son berceau thaïlandais, c'est toute une histoire, toute une culture et les femmes montent maintenant sur le ring. NIGERIA : QUAND L'INSÉCURITÉ DEVIENT UNE AFFAIRE AMÉRICAINE Nigeria, dans le nord-ouest, dans la nuit du 25 décembre 2025. Des missiles américains, tirés depuis le golfe de Guinée, frappent par surprise les régions de Sokoto et de Kwara. Les cibles sont mal définies. Des députés américains – relayés par Donald Trump - dénoncent depuis des mois de prétendus « massacres », voire un « génocide » des chrétiens du Nigeria. Sur le terrain, la situation est pourtant beaucoup plus complexe – alors que musulmans et chrétiens subissent au quotidien la violence des groupes armés. Liza Fabbian, envoyée spéciale de RFI, s'est rendue dans l'État de Kaduna, touché comme tant d'autres, par ces troubles endémiques... Un Grand reportage de LIZA FABBIAN https://www.rfi.fr/fr/auteur/liza-fabbian/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/. BOXE THAÏ : LES FEMMES À LA CONQUÊTE DU RING « FEMMES https://www.rfi.fr/fr/tag/femmes/, ne touchez pas le ring s’il vous plaît »… cette inscription a longtemps figuré devant les cordes du ring d’un des plus grands stades de BANGKOK https://www.rfi.fr/fr/tag/thaïlande/. La BOXE https://www.rfi.fr/fr/tag/boxe/ thaï, art ancestral thaïlandais, sport de combat, existe depuis des siècles au Royaume de Siam. Elle a très longtemps été réservée aux hommes. Mais, depuis quelques années, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se faire une place dans cet art martial qui est aussi une industrie lucrative. Parfois même, de jeunes enfants sont embrigadés. Ce qui soulève bien des interrogations alors que Nations unies et associations alertent sur le danger de cette pratique… Un Grand reportage de JULIETTE CHAIGNON https://www.rfi.fr/fr/auteur/juliette-chaignon/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/.


Retour à Minneapolis. À sa situation qui aurait pu ébranler la toute-puissance de Donald Trump. Mais la tornade s’éloigne… Des agents de la police de l’immigration sont toujours sur place. Mais le gros des troupes de ICE a été rappelé par Washington, face à la virulence de la contestation et de la solidarité de la population avec des migrants illégaux que Donald Trump se fait fort de chasser. L'administration américaine revendique la plus grosse opération anti-migrants de l’histoire. Et c'est en janvier que la situation avait dégénérée. Après la mort Renée Good, puis celle d’Alex Pretti. Edward Maille a vécu au plus près cette première résistance d’ampleur à Donald Trump. « MINNEAPOLIS, LA PREMIÈRE RÉSISTANCE D’AMPLEUR À DONALD TRUMP », UN GRAND REPORTAGE D’EDWARD MAILLE.


Nigeria, dans le nord-ouest, dans la nuit du 25 décembre 2025. Des missiles américains, tirés depuis le golfe de Guinée, frappent par surprise les régions de Sokoto et de Kwara. Les cibles sont mal définies. Des députés américains – relayés par Donald Trump - dénoncent depuis des mois de prétendus « massacres », voire un « génocide » des chrétiens du Nigeria. Sur le terrain, la situation est pourtant beaucoup plus complexe – alors que musulmans et chrétiens subissent au quotidien la violence des groupes armés. Liza Fabbian, envoyée spéciale de RFI, s'est rendue dans l'État de Kaduna, touché comme tant d'autres, par ces troubles endémiques... « NIGERIA : QUAND L'INSÉCURITÉ DEVIENT UNE AFFAIRE AMÉRICAINE », UN GRAND REPORTAGE DE LIZA FABBIAN.


Vendredi dernier (6 février 2026) était placé sous le signe de la journée internationale de tolérance zéro pour les mutilations génitales féminines. Selon la formule officielle. Mutilations qui consistent à altérer les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales. Il est estimé que 200 millions de femmes ou de filles, voire fillettes, vivent aujourd'hui sous ce traumatisme. L’excision, un des symboles du patriarcat, une tradition perpétrée au nom d’une soi disant pureté, est particulièrement répandue dans un pays: l’Égypte. Ça y est interdit. C’est un crime. Mais ça se pratique largement. Nous rediffusons aujourd'hui ce reportage d’Alice Moreno sur le combat de ces égyptiennes qui résistent… ou tentent de guérir. (Rediffusion) « L'EXCISION, LA DIGNITÉ MUTILÉE DES FEMMES ÉGYPTIENNES », UN GRAND REPORTAGE D'ALICE MORENO. https://www.rfi.fr/fr/auteur/alice-moreno/


« Femmes, ne touchez pas le ring s’il vous plaît »… cette inscription a longtemps figuré devant les cordes du ring d’un des plus grands stades de Bangkok. La boxe thaï, art ancestral thaïlandais, sport de combat, existe depuis des siècles au Royaume de Siam. Elle a très longtemps été réservée aux hommes. Mais, depuis quelques années, les femmes sont de plus en plus nombreuses à se faire une place dans cet art martial qui est aussi une industrie lucrative. Parfois même, de jeunes enfants sont embrigadés. Ce qui soulève bien des interrogations alors que Nations unies et associations alertent sur le danger de cette pratique… « BOXE THAÏ : LES FEMMES À LA CONQUÊTE DU RING », UN GRAND REPORTAGE DE JULIETTE CHAIGNON.


Manon Chapelain, à Damas, nous fait vivre la toute récente guerre qui a opposé, fin janvier 2026, la nouvelle armée syrienne aux forces qui contrôlaient un tiers du territoire au nom d'une autonomie kurde. Manon a suivi la ligne de front aux côtés des soldats de Damas qui ont bénéficié du soutien de la coalition internationale... En 2è partie, Côme Bastin nous fait entendre la jeunesse du Sri Lanka, 4 ans après sa Révolution qui a vu une gauche radicale balayer les pouvoirs en place à Colombo. SYRIE : L’ASSAUT DE L'ARMÉE QUI MIT FIN AU RÊVE D’AUTONOMIE KURDE En Syrie, les autorités gouvernementales ont pris d’assaut, fin janvier 2026, les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Cette coalition de groupes armés, à majorité kurde, contrôlait depuis 2017 et de manière autonome. Un tiers du territoire syrien, un contrôle obtenu à la faveur de la lutte contre l’organisation État islamique. Dans un pays morcelé par 14 années de guerre, l’unité territoriale était devenue la priorité du président de transition Ahmed Al-Charaa. La semaine dernière, les deux partis ont annoncé avoir signé un accord global : arrêt définitif des combats et fin d’autonomie kurde dans la région. AU SRI LANKA, ENTRE GÉNÉRATION Z, MARXISME ET ÂGE DE RAISON Gen Z. La génération Z, ces JEUNES https://www.rfi.fr/fr/tag/jeunesse/ nés avec la révolution numérique et les réseaux sociaux. Au SRI LANKA https://www.rfi.fr/fr/tag/sri-lanka/, au large de la pointe sud du continent indien, elle a frappé un grand coup en 2022. Elle a chassé le président. Les jeunes du Bangladesh, du Népal, de Madagascar et d’ailleurs se sont sentis pousser des ailes : ils ont aussi secoué leurs institutions. Que reste-t-il du mouvement là où il est né ? Il peut se targuer de la confirmation au pouvoir, d’une gauche radicale. Mais finances et catastrophe naturelle portent une ombre au tableau.


Nous commençons notre supplément par le Groenland. Longtemps quelque peu sous les radars de l'actualité, Donald Trump a précipité ce gros glaçon du Grand Nord dans toutes les conversations géopolitiques. Après avoir menacé d'user de la force pour accaparer le Groenland, au nom de la sécurité nationale des États-Unis, le président américain a fini par exclure un acte de guerre... En 2ème partie, le militantisme de la jeunesse tunisienne se porte sur l'environnement et l'agriculture responsable. MAKE AMERICA GO AWAY : LA RÉPONSE DU GROENLAND À TRUMP Le Groenland, immense île arctique et isolée, se retrouve aujourd’hui au centre des préoccupations géostratégiques mondiales. Les menaces à répétition de Donald Trump ont projeté tout un peuple bien tranquille dans un tourbillon d’incertitudes. Ce qui faisait sourire, il y a encore un an, est désormais pris très au sérieux : l’hypothèse d’une invasion américaine. Le regard des Groenlandais est désormais tourné vers le ciel, de peur que leur avenir — et leur terre — ne leur échappe. Un Grand reportage d'OTTILIA FEREY https://www.rfi.fr/fr/auteur/ottilia-ferey/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/. LA JEUNESSE TUNISIENNE : UNE RÉSISTANCE EN SOURDINE La révolution en TUNISIE https://www.rfi.fr/fr/tag/tunisie/ a 15 ans. En décembre 2010, s’immolait le marchand ambulant Mohamed Bouazizi. Le 14 janvier 2011, le président Ben Ali était renversé. Sonnait l'heure des printemps arabes. Peine perdue sauf en Tunisie qui connut une phase démocratique… douchée par le coup de force du président Kaïs Saïed en 2021. Les luttes socio-économiques ont pratiquement disparue de l'espace public, et beaucoup de jeunes Tunisiens ont quitté le pays. Le reliquat d’engagement de la JEUNESSE https://www.rfi.fr/fr/tag/jeunesse/ s'exprime sur le plan politique, sous l’emprise de la répression. Et à travers un militantisme vert, pour l'environnement et l'agriculture durable : sous cette bannière de la Révolution de 2011, justice, liberté, égalité, dignité. Un Grand reportage de LILIA BLAISE https://www.rfi.fr/fr/auteur/lilia-blaise/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/.


En Syrie, les autorités gouvernementales ont pris d’assaut, fin janvier 2026, les territoires administrés par les Forces démocratiques syriennes. Cette coalition de groupes armés, à majorité kurde, contrôlait depuis 2017 et de manière autonome. Un tiers du territoire syrien, un contrôle obtenu à la faveur de la lutte contre l’organisation État islamique. Dans un pays morcelé par 14 années de guerre, l’unité territoriale était devenue la priorité du président de transition Ahmed Al-Charaa. La semaine dernière, les deux partis ont annoncé avoir signé un accord global : arrêt définitif des combats et fin d’autonomie kurde dans la région. « SYRIE : L’ASSAUT DE L'ARMÉE QUI MIT FIN AU RÊVE D’AUTONOMIE KURDE », UN GRAND REPORTAGE DE MANON CHAPELAIN.


Le Groenland, immense île arctique et isolée, se retrouve aujourd’hui au centre des préoccupations géostratégiques mondiales. Les menaces à répétition de Donald Trump ont projeté tout un peuple bien tranquille dans un tourbillon d’incertitudes. Ce qui faisait sourire, il y a encore un an, est désormais pris très au sérieux : l’hypothèse d’une invasion américaine. Le regard des Groenlandais est désormais tourné vers le ciel, de peur que leur avenir — et leur terre — ne leur échappe. « MAKE AMERICA GO AWAY : LA RÉPONSE DU GROENLAND À TRUMP », UN GRAND REPORTAGE D'OTILLIA FEREY.


Gen Z. La génération Z, ces jeunes nés avec la révolution numérique et les réseaux sociaux. Au Sri Lanka, au large de la pointe sud du continent indien, elle a frappé un grand coup en 2022. Elle a chassé le président. Les jeunes du Bangladesh, du Népal, de Madagascar et d’ailleurs se sont sentis pousser des ailes : ils ont aussi secoué leurs institutions. Que reste-t-il du mouvement là où il est né ? Il peut se targuer de la confirmation au pouvoir, d’une gauche radicale. Mais finances et catastrophe naturelle portent une ombre au tableau. « AU SRI LANKA, ENTRE GÉNÉRATION Z, MARXISME ET ÂGE DE RAISON », UN GRAND REPORTAGE DE CÔME BASTIN.


La révolution en Tunisie a 15 ans. En décembre 2010, s’immolait le marchand ambulant Mohamed Bouazizi. Le 14 janvier 2011, le président Ben Ali était renversé. Sonnait l'heure des printemps arabes. Peine perdue sauf en Tunisie qui connut une phase démocratique… douchée par le coup de force du président Kaïs Saïed en 2021. Les luttes socio-économiques ont pratiquement disparue de l'espace public, et beaucoup de jeunes Tunisiens ont quitté le pays. Le reliquat d’engagement de la jeunesse s'exprime sur le plan politique, sous l’emprise de la répression. Et à travers un militantisme vert, pour l'environnement et l'agriculture durable : sous cette bannière de la Révolution de 2011, justice, liberté, égalité, dignité. « LA JEUNESSE TUNISIENNE : UNE RÉSISTANCE EN SOURDINE », UN GRAND REPORTAGE DE LILIA BLAISE.


Bienvenue dans le supplément du Grand reportage consacré entièrement à la Birmanie. Reportage sur la vie quotidienne à Rangoon. 5 ans après la prise de pouvoir par les militaires, Aung San Suu Kyi, alors dirigeante, est toujours détenue, condamnée à 27 ans de prison. Un long processus électoral vient de s'achever en Birmanie. Les militaires règnent et régneront. En 2è partie, dans le nord de la Thaïlande, se regroupent par milliers, ceux qui fuient le sol birman. Avec Juliette Chaignon. EN BIRMANIE, VIVRE SOUS LA JUNTE La dernière phase du long processus électoral a pris fin le week-end dernier en Birmanie. Résultats officiels, ou pas encore,… une chose est sûre : le parti de la junte au pouvoir s’affiche grand gagnant. C’est le 1er février 2021, que les chars de l’armée birmane faisaient tomber le gouvernement élu avec une large majorité d’Aung San Suu Kyi. Depuis, les militaires règnent sans partage. Mais les militants pro-démocratie ont pris les armes. Les groupes rebelles et les armées ethniques contrôlent de larges pans d’une Birmanie à feu et à sang. L’économie est à genoux et la jeunesse rêve d’exil plutôt que de conscription. Alors que le pays est fermé aux journalistes, les élections ont permis à RFI de se rendre à Rangoun, la capitale économique et culturelle du pays. REFUGE PRÉCAIRE SUR LE SOL THAÏLANDAIS POUR LES EXILÉS BIRMANS En Birmanie, le processus électoral s’est achevé et la junte n’est en rien menacée de ses pleins pouvoirs. Depuis son coup d'État de 2021, qui a mis fin à la brève transition démocratique débutée en 2015, des forces de résistance, alliées à des groupes ethniques, combattent les militaires. Les civils fuient par dizaines de milliers ; bombardements, persécutions et crise économique. Ils fuient dans les pays voisins comme la THAÏLANDE https://www.rfi.fr/fr/tag/thaïlande/.


Bienvenue dans ce supplément du Grand reportage consacré aux peintures rupestres et au cannabis. À l'autre bout du continent, en Afrique australe, sa préhistoire. Encore bien cachées dans la nature, des grottes et des pierres portent les souvenirs des chasseurs cueilleurs. Il s'agit de gravures de peintures rupestres, la datation est imprécise mais on parle de milliers d'années. En 2è partie: le cannabis avec sa culture légale au Maroc, alternative à la production d'herbe, avec Matthias Raynal. AFRIQUE AUSTRALE : PERCER LES SECRETS DES PEINTURES RUPESTRES En Afrique australe, cachée au cœur de la nature d’aujourd’hui, se trouve la mémoire des chasseurs cueilleurs d’hier. Les plus anciens habitants connus de la région ont laissé derrière eux une multitude de peintures rupestres sur les parois des grottes et les rochers. Des milliers de sites renferment ce patrimoine archéologique : au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho, ou encore en Afrique du Sud. Et on s’interroge sur l’âge, la signification de ces témoignages, et sur le mode de vie de ces sociétés anciennes. Un Grand reportage de CLAIRE BARGELÈS https://www.rfi.fr/fr/auteur/claire-bargelès/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/. AU ROYAUME DU CANNABIS, LA RÉVOLUTION DU CHANVRE LÉGAL Le MAROC https://www.rfi.fr/fr/tag/maroc/ est réputé à travers le monde entier pour la qualité de sa résine de CANNABIS https://www.rfi.fr/fr/tag/drogue/. C’est le plus gros producteur de la planète. Problème, jusque-là, seuls les narcotrafiquants en profitaient réellement, exploitant un terroir unique dans le nord du pays. À flanc de montagnes, dans le Rif, les champs de marijuana s’étendent à perte de vue. Il y a quelques années, l’idée a germé dans l’esprit des autorités : extirper cette économie de l’illicite et de l’informel, pour en faire une culture légale. AGRICULTEURS https://www.rfi.fr/fr/tag/agriculture-et-pêche/, coopératives de transformation, exportateurs, une nouvelle filière se déploie. Un Grand reportage de MATTHIAS RAYNAL https://www.rfi.fr/fr/auteur/matthias-raynal/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/.


En Birmanie, le processus électoral s’est achevé et la junte n’est en rien menacée de ses pleins pouvoirs. Depuis son coup d'État de 2021, qui a mis fin à la brève transition démocratique débutée en 2015, des forces de résistance, alliées à des groupes ethniques, combattent les militaires. Les civils fuient par dizaines de milliers ; bombardements, persécutions et crise économique. Ils fuient dans les pays voisins comme la Thaïlande. « REFUGE PRÉCAIRE SUR LE SOL THAÏLANDAIS POUR LES EXILÉS BIRMANS », UN GRAND REPORTAGE À MAE SOT, DE JULIETTE CHAIGNON, ÉPAULÉ DE SON FIXEUR SHAKEEL.


La dernière phase du long processus électoral a pris fin le week-end dernier en Birmanie. Résultats officiels, ou pas encore,… une chose est sûre : le parti de la junte au pouvoir s’affiche grand gagnant. C’est le 1er février 2021, que les chars de l’armée birmane faisaient tomber le gouvernement élu avec une large majorité d’Aung San Suu Kyi. Depuis, les militaires règnent sans partage. Mais les militants pro-démocratie ont pris les armes. Les groupes rebelles et les armées ethniques contrôlent de larges pans d’une Birmanie à feu et à sang. L’économie est à genoux et la jeunesse rêve d’exil plutôt que de conscription. Alors que le pays est fermé aux journalistes, les élections ont permis à RFI de se rendre à Rangoun, la capitale économique et culturelle du pays. « EN BIRMANIE, VIVRE SOUS LA JUNTE », UN GRAND REPORTAGE DE NICOLAS ROCCA, RÉALISATION : PAULINE LEDUC.


Le Maroc est réputé à travers le monde entier pour la qualité de sa résine de cannabis. C’est le plus gros producteur de la planète. Problème, jusque-là, seuls les narcotrafiquants en profitaient réellement, exploitant un terroir unique dans le nord du pays. À flanc de montagnes, dans le Rif, les champs de marijuana s’étendent à perte de vue. (Rediffusion) Il y a quelques années, l’idée a germé dans l’esprit des autorités : extirper cette économie de l’illicite et de l’informel, pour en faire une culture légale. Agriculteurs, coopératives de transformation, exportateurs, une nouvelle filière se déploie. «AU ROYAUME DU CANNABIS, LA RÉVOLUTION DU CHANVRE LÉGAL», UN GRAND REPORTAGE DE MATTHIAS RAYNAL.


En Afrique australe, cachée au cœur de la nature d’aujourd’hui, se trouve la mémoire des chasseurs cueilleurs d’hier. Les plus anciens habitants connus de la région ont laissé derrière eux une multitude de peintures rupestres sur les parois des grottes et les rochers. Des milliers de sites renferment ce patrimoine archéologique : au Zimbabwe, au Botswana, au Lesotho, ou encore en Afrique du Sud. Et on s’interroge sur l’âge, la signification de ces témoignages, et sur le mode de vie de ces sociétés anciennes. « AFRIQUE AUSTRALE : PERCER LES SECRETS DES PEINTURES RUPESTRES », UN GRAND REPORTAGE SIGNÉ CLAIRE BARGELÈS.


Bienvenue dans notre supplément du dimanche avec nos reporters qui étaient sur le terrain, Eliott Brachet et Nicolas Feldmann. Tout d'abord nous sommes au Soudan, après 2 ans d'une guerre fratricide qui aurait fait plus de 200 000 morts. Elle se poursuit au centre du pays. Un Soudan écartelé entre les 2 troupes des généraux rivaux. En 2è partie, Nicolas Feldmann rentre du Canada où il a pu percevoir les méfaits des taxes Trump sur le secteur automobile. Usines et salariés doivent se réinventer. AU SOUDAN, KHARTOUM RENAÎT PÉNIBLEMENT DE SES CENDRES Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l’une des principales lignes de front. En avril 2023, c’est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d’habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s’est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd’hui, hors des grandes villes, la guerre s’est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d’une capitale méconnaissables. UN AN DE DONALD TRUMP À LA MAISON BLANCHE : AU CANADA, L’AUTOMOBILE SOUS PRESSION Depuis des décennies, l’INDUSTRIE https://www.rfi.fr/fr/tag/industrie/ automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le CANADA https://www.rfi.fr/fr/tag/canada/, les ÉTATS-UNIS https://www.rfi.fr/fr/tag/états-unis/ et le MEXIQUE https://www.rfi.fr/fr/tag/mexique/, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l’assemblage d’une voiture peuvent traverser jusqu’à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de DONALD TRUMP https://www.rfi.fr/fr/tag/donald-trump/ à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée. Au nom de l’« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visées par 25% de droits de douane. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s’adapter souvent dans l’urgence : notamment en Ontario, au cœur de l’industrie automobile du pays.


Bienvenue dans ce supplément du Grand reportage consacré entièrement à l'Amérique de Donald Trump. C'est le 20 janvier 2026 qu'il a pu marquer ses 12 mois d'un retour au pouvoir quelque peu fracassant. Donald Trump n'a eu de cesse de vouloir bouger les lignes à l'intérieur et à l'extérieur de son pays. En seconde partie, direction l'Afrique. où nous verrons les conséquences des coups de griffe du président américain au nom de sa devise «L'Amérique d'abord». VIRGINIE OCCIDENTALE, LE MIRAGE D’UNE VIE MEILLEURE Il y a tout juste un an, Donald Trump revenait à la Maison Blanche ; raz-de-marée électoral à l’appui, promesse de relance d’une économie sinistrée par l'inflation des années Biden, en bandoulière. Douze mois plus tard, l’économie stagne et les démocrates font entendre une petite musique : celle de «l'accessibilité...». Donald Trump aurait sacrifié les Américains les plus pauvres, sur l’autel du tohubohu qu’il sème à l’international. Biens et services, ressources de première nécessité, restent inaccessibles. Nous voici en Virginie occidentale, un concentré de détresse sociale : logements indignes, chômage, insécurité alimentaire. On y a voté Trump à 70%. Mais la lumière n’est toujours pas au bout du tunnel. Un Grand reportage de VINCENT SOURIAU https://www.rfi.fr/fr/auteur/vincent-souriau/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/. INTERVENTIONNISME, AIDE COUPÉE, MANIPULATION: LE NOUVEAU VISAGE DE LA POLITIQUE DE TRUMP EN AFRIQUE Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l’international. En Afrique, le NIGERIA https://www.rfi.fr/fr/tag/nigeria/ et l’AFRIQUE DU SUD https://www.rfi.fr/fr/tag/afrique-du-sud/ ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. UN GRAND REPORTAGE DE : VALENTIN HUGUES https://www.rfi.fr/fr/auteur/valentin-hugues/| LIZA FABBIAN https://www.rfi.fr/fr/auteur/liza-fabbian/| PAULINA ZIDI https://www.rfi.fr/fr/auteur/paulina-zidi/| BENOÎT ALMERAS https://www.rfi.fr/fr/auteur/benoît-almeras/| FLORENCE MIETTAUX https://www.rfi.fr/fr/auteur/florence-miettaux/| MARLÈNE PANARA https://www.rfi.fr/fr/auteur/marlène-panara/| LAURENT CORREAU https://www.rfi.fr/fr/auteur/laurent-correau/. Entretien avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/.


Épicentre de la guerre au Soudan, Khartoum est restée pendant près de deux ans l’une des principales lignes de front. En avril 2023, c’est dans la capitale soudanaise, peuplée de 8 millions d’habitants, que les premiers affrontements ont éclaté. Dans le sillage de la guerre qui pourrait avoir fait plus de 200 000 morts, Khartoum s’est vidée de la moitié de sa population. En mars 2025, l’armée régulière dirigée par le général Abdel Fattah Al-Bourhane est revenue en force dans la capitale. Chassant les troupes du général Hemetti. Aujourd’hui, hors des grandes villes, la guerre s’est déportée vers les plaines et les montagnes du Kordofan, au centre du pays, offrant un répit salvateur aux habitants d’une capitale méconnaissables. « AU SOUDAN, KHARTOUM RENAÎT PÉNIBLEMENT DE SES CENDRES », UN GRAND REPORTAGE SIGNÉ ELIOTT BRACHET.


Depuis des décennies, l’industrie automobile nord-américaine fonctionne comme un tout. Entre le Canada, les États-Unis et le Mexique, pas vraiment de frontières. Moteurs, sièges, électronique : les pièces nécessaires à l’assemblage d’une voiture peuvent traverser jusqu’à 8 fois les frontières des 3 pays. Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a mis à mal cette mécanique bien huilée. Au nom de l’« America First », les voitures importées aux États-Unis sont désormais visés par 25% de droits de douanes. Au Canada, usines, sous-traitants et milliers de travailleurs ont dû s’adapter souvent dans l’urgence : notamment en Ontario, au cœur de l’industrie automobile du pays. « UN AN DE DONALD TRUMP À LA MAISON BLANCHE : AU CANADA, L’AUTOMOBILE SOUS PRESSION » : UN GRAND REPORTAGE DE NICOLAS FELDMANN, RÉALISATION : PAULINE LEDUC.


Il y a tout juste un an, Donald Trump revenait à la Maison Blanche ; raz-de-marée électoral à l’appui, promesse de relance d’une économie sinistrée par l'inflation des années Biden, en Bandoulière. Douze mois plus tard, l’économie stagne et les démocrates font entendre une petite musique : celle de «l'accessibilité...». Donald Trump aurait sacrifié les Américains les plus pauvres, sur l’autel du tohubohu qu’il sème à l’international. Biens et services, ressources de première nécessité, restent inaccessibles. Nous voici en Virginie Occidentale, un concentré de détresse sociale : logements indignes, chômage, insécurité alimentaire. On y a voté Trump à 70%. Mais la lumière n’est toujours pas au bout du tunnel. « VIRGINIE-OCCIDENTALE, LE MIRAGE D’UNE VIE MEILLEURE », UN GRAND REPORTAGE DE VINCENT SOURIAU, RÉALISATION : PAULINE LEDUC.


Il y a un an, Donald Trump était élu président des États-Unis. Le nouveau locataire de la Maison Blanche est depuis omniprésent à l’international. En Afrique, le Nigeria et l’Afrique du Sud ont été directement concernés par un interventionnisme décomplexé… La fin de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid), quant à elle, a de lourdes conséquences humaines sur le continent. Les manifestants brandissent un immense drapeau du Venezuela dans les rues de Pretoria, capitale de l’Afrique du Sud. Celui des États-Unis, flotte en arrière-plan au-dessus d’une ambassade américaine surprotégée. Les slogans des manifestants sud-africains sont clairs : « », ‘’ » « explique Mohammed Desai, de l'Association Afrique du Sud-Amérique latine, Lors de la manifestation, le secrétaire général du Parti communiste sud-africain Solly Mapaila regrette le manque de réactions internationales. tonne-t-il, Nations unies, salle du Conseil de sécurité. Trois notes, les diplomates s’installent. La présidence SOMALIENNE https://www.rfi.fr/fr/tag/somalie/ prend le micro : la réunion 10085 du Conseil de sécurité est déclarée ouverte. Ce 5 janvier 2026, la désapprobation africaine face à l’intervention des États-Unis au Venezuela est cette fois-ci exprimée en termes diplomatiques, par la voix de l’ambassadeur Lewis Brown. Le représentant du Liberia aux Nations unies s’exprime devant le Conseil au nom du A3, le groupe des trois membres africains non-permanents du Conseil de sécurité : « » Plusieurs gouvernements et organisations ont également marqué leur protestation par des communiqués : le GHANA https://www.rfi.fr/fr/tag/ghana/, la NAMIBIE https://www.rfi.fr/fr/tag/namibie/, l’UNION AFRICAINE https://www.rfi.fr/fr/tag/union-africaine/ ou l’Alliance des États du Sahel. INTERVENTIONNISME DÉCOMPLEXÉ Le cas vénézuélien est devenu emblématique d’un interventionnisme décomplexé. Et l’Afrique est d’autant plus concernée par cette politique de puissance qu’elle en a elle-même été la cible. Dès février 2025, des frappes américaines sont déclenchées contre des cibles de l’organisation État islamique dans les montagnes du Golis, dans le nord de la Somalie. À la fin de l’année, c’est le Nigeria qui fait l’objet d’une intervention américaine, préparée et justifiée par un argumentaire sur mesure : l’existence d’un prétendu massacre de chrétiens dans le pays. Des frappes censées viser L'ÉTAT ISLAMIQUE https://www.rfi.fr/fr/tag/ei/ sont déclenchées le jour de Noël, le 25 décembre. En ce début d’année 2026, certains sur place s’interrogent encore sur les motivations réelles de l’intervention américaine… Comme le professeur Muktar Omar Bunza, qui enseigne l’histoire sociale à l’Université du Nord-Ouest à Sokoto, au Nigeria. « explique-t-il,». L’inquiétude est d’autant plus forte que la parole développée autour de cette politique de puissance s’émancipe largement des faits, de la réalité du terrain. L’exemple nigérian n’est pas unique. L'Afrique du Sud a elle aussi dû endurer les déformations trumpiennes de la vérité. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump s'est érigé en défenseur des fermiers blancs qu'il considère victimes d'un « » en Afrique du Sud. Cette affirmation ne s’appuie pourtant sur aucun fait. Se rendre dans une ferme au nord de Pretoria aide à s'en rendre compte. Ici on élève des poulets et l'on produit des choux ou des poivrons. Le Dr. Ethel Zulu est nutritionniste de formation. Il y a une dizaine d’années, elle a choisi de devenir agricultrice, elle est aujourd'hui à la tête d'une propriété d’une vingtaine d'hectares. Le crime en milieu rural, raconte-t-elle, touche aussi (et surtout) la communauté noire. Elle en a elle-même été victime. explique-t-elle, Sa réaction aux propos du président américain, à ses affirmations sur une communauté blanche prise pour cible et l’existence d’un « » ?« Ethel Zulu sort son téléphone et ouvre WhatsApp. Apparaissent alors de nombreux groupes communautaires, symbole de l'entraide entre voisins. Dans ces groupes, les noms Afrikaners, de la minorité blanche, se mêlent aux noms africains. Illustration d’une communauté d’agriculteurs soudée, victime de la même CRIMINALITÉ https://www.rfi.fr/fr/tag/criminalité/, parce qu’isolée en milieu rural, loin des postes de police. « » De l’autre côté de l’Atlantique, malgré le rappel des faits et de la réalité de terrain, Donald Trump persiste. Le documentaliste Louis Gaigher et plusieurs dizaines d’Afrikaners ont co-signé une lettre ouverte dans la presse sud-africaine, . Une réponse aux propos américains. « En Afrique du Sud, 35 ans après la fin de l’Apartheid, la minorité blanche est encore très puissante économiquement et politiquement. Elle détient une grande majorité des terres du pays. Si la Nation arc-en-ciel est confrontée à bien des défis, Louis Gaigher et les autres signataires de cette tribune, refusent d’être « ». Les cas nigérian et sud-africain viennent en tout cas confirmer que la manipulation décomplexée de la réalité est l’un des piliers de la gouvernance trumpienne. analyseTrust Matsilele, maître de conférences à l’Université de Birmingham. ».Le chercheur s’arrête sur les risques que fait courir un tel comportement : «» DES OPINIONS PUBLIQUES AFRICAINES PARTAGÉES À KINSHASA https://www.rfi.fr/fr/tag/rdc/, dans le quartier commerçant de la Gombe, la circulation est encore timide et les embouteillages n’ont pas encore fait leur apparition, ce matin-là. Les Kinois sont déjà sur le chemin du travail. Certains, comme Jacquemain, disent la crainte que leur inspire désormais Trump, en dépit de son engagement en faveur du processus de paix en République démocratique du Congo. « » Patrick, lui aussi, déplore les coups portés à l’ordre international. « regrette-t-il, » Cela provoque des débats également à Abidjan, en CÔTE D’IVOIRE https://www.rfi.fr/fr/tag/côte-d-ivoire/, comme entre ces étudiants en anglais rassemblés dans une salle d’université. Beaucoup admirent le président américain. estime Daniel,»« avance de son côté Emmanuella».L’interventionnisme américain au Venezuela ou au Nigeria n’émeut pas Ange, qui n’a pas 20 ans. Il voit Trump comme un modèle à suivre et approuve sa posture envers les États africains : « ».Ange rêve d’étudier aux États-Unis. Son espoir paraît compromis depuis le 1er janvier et la suspension de la délivrance de visas accordés aux ressortissants ivoiriens, une mesure jugée discriminatoire par beaucoup. « » La diplomatie trumpienne navigue-t-elle à vue, comme l’assurent certains observateurs, ou a-t-elle une cohérence et une logique profonde ? Pour le professeur Adekeye Adebajo de l’Université de Pretoria, la politique internationale de Donald Trump s’inscrit dans le temps long de l’interventionnisme américain.explique cet universitaire,». Le chercheur voit également dans le regard trumpien sur le monde une doctrine qui associe une nouvelle fois la puissance, le commerce et l’accès aux ressources minières.». Adekeye Adebajo insiste sur un troisième aspect : la diplomatie trumpienne est marquée par sa volonté de défaire le multilatéralisme. C’est ainsi que les États-Unis sont récemment sortis de 66 organisations internationales. Et c’est ainsi qu’ils ont fermé l’Usaid, l’Agence américaine pour le développement international. USAID : LES LOURDES CONSÉQUENCES D’UNE FERMETURE Le SOUDAN DU SUD https://www.rfi.fr/fr/tag/soudan-du-sud/ est l’un des pays qui en sort le plus affecté. L’assistance américaine a été divisée par plus de quatorze entre 2024 et 2025. Il n’aura fallu que quelques semaines après l’annonce de la fin d’Usaid pour en mesurer les conséquences dans la localité de Gurei, à l’ouest de la capitale du Soudan du Sud, Juba. Le centre de nutrition de Gurei prend en charge des enfants en malnutrition sévère. D’habitude très fréquenté, il est quasiment vide en ce mois de mars 2025. Les aliments thérapeutiques utilisés pour traiter la malnutrition infantile, les fameux sachets de pâte d’arachide enrichie fournis par l’Usaid, ne sont déjà plus disponibles depuis environ un mois. Quand Helen Furu vient faire examiner son fils Joseph, 1 an, elle doit faire ce constat douloureux : depuis la dernière visite, sa situation ne s’améliore pas, faute d’aliments thérapeutiques. « , confie Helen Furu. ». Le directeur du centre de Gurei, Sarafino Doggal, porte une blouse blanche brodée du logo de l’Usaid, vestige de temps révolus. Debout dans son bureau face à un mur de tableaux statistiques, il appelle au soutien pour faire face aux besoins énormes de la population : « Plusieurs mois ont passé et les conséquences de la fin de l’Usaid continuent à se faire sentir sur le continent, ailleurs. Comme à Addis-Abeba, la capitale ÉTHIOPIENNE https://www.rfi.fr/fr/tag/éthiopie/. Aster pousse le lourd portail gris et entre dans la petite cour ombragée qui jouxte une école. Du linge encore mouillé pend sur deux longues cordes attachées à une maison blanche. Cet après-midi, une dizaine de jeunes travailleuses du sexe ont trouvé refuge, comme elle, dans ce centre d’accueil et de prévention du SIDA https://www.rfi.fr/fr/tag/sida/ de l’ONG éthiopienne Ishdo : «» Depuis son ouverture en décembre 2024, ce centre d’accueil est ouvert 7 jours sur 7. Hiwot Mekonnen est l’infirmière en cheffe de la structure : «» Plusieurs fois par semaine, l’équipe médicale organise aussi des séances de prévention, dans une petite salle aux murs tapissés d’informations sur la contraception féminine. Des préservatifs sont également à leur disposition. L’arrêt des financements de l’Usaid, bailleur principal d’Onusida qui finance la structure, a frappé de plein fouet les activités du centre. «explique Hiwot Mekonnen».Ces dernières années pourtant, les efforts d’Onusida avaient porté leurs fruits : 94% des personnes diagnostiquées séropositives recevaient ici un traitement antirétroviral, dit ARV. Désormais, l’agence de l’ONU doit compter sur le mémorandum signé en décembre dernier entre les gouvernements éthiopien et américain, d’un montant d’1 milliard et demi de dollars. Objectif affiché : « »


Le Laos et la Bolivie au sommaire du supplément du Grand reportage. Direction le Laos avec Jean-Pierre Fage, sur l'une de ces nouvelles routes de la soie lancées tel un filet sur le monde par la Chine. C'est en 2013 que le président Xi Jinping lance la nouvelle initiative, la bonne idée d'influence sur ses voisins et au-delà. En 2è partie : une montagne qui s'effondre sur elle-même, minée depuis des siècles, par l'exploitation de filons prometteurs, le Cerro Rico en Bolivie, avec Nils Sabin. LAOS: SUR LA VOIE DES INVESTISSEMENTS CHINOIS Au Laos, la Chine est devenue le premier investisseur, mais aussi le principal créancier du pays. Un des effets des tentaculaires Routes de la Soie développées par Pékin. Plus de 140 pays, plus de 4 milliards d’habitants sont maintenant concernés par ces coopérations avec le géant asiatique. Une conquête chinoise à bas bruit, antérieure à l’expansionnisme claironnant de Donald Trump. Le petit Laos et sa large dette est pris dans cette dynamique, où s’affiche le train à grande vitesse Vientiane / Kunming. Et cela transforme en profondeur le paysage socio-économique du pays. CERRO RICO EN BOLIVIE: LA MONTAGNE MINÉE PAR L’ARGENT Dans le sud de la BOLIVIE https://www.rfi.fr/fr/tag/bolivie/, le Cerro Rico est une montagne surexploitée. Creusée depuis 480 ans pour ses RESSOURCES MINIÈRES https://www.rfi.fr/fr/tag/matières-premières/ : argent, étain, plomb ou zinc. Ses mines ont enrichi l’empire espagnol et toute l’Europe pendant l’époque coloniale et tout le secteur de la ville de Potosi est classé patrimoine mondial de l’Unesco. La montagne est devenue un gruyère. Elle menace de s'effondrer sur elle-même. Mais difficile de vraiment calmer le jeu, tant les mines sont essentielles à l’emploi et l’économie.


Les réfugiés d'Haïti et la Bulgarie au sommaire de ce supplément du Grand reportage. Notre premier reportage concerne la violence en Haïti qui pousse des milliers d'Haïtiens à fuir leur pays. Nous sommes allés à leur rencontre en Guyane, entre Brésil et Suriname. Un long périple les a fait échouer aux confins de l'Europe. 2ème reportage: la zone euro s'étend. Un 21ème pays sur les 27 que compte l'Union européenne a rejoint la monnaie unique. Grand reportage à Sofia avec Agnieszka Kumor. SURVIVRE EN ATTENDANT L'ASILE, LE QUOTIDIEN DIFFICILE DES HAÏTIENS EN GUYANE De tontons macoutes en chimères et en bandes armées, Haïti vit depuis des décennies avec la violence ; et beaucoup choisissent l’exil. Depuis 2010, ce sont les gangs qui se sont généralisés. La République dominicaine (voisine), les États-Unis, le Mexique, le Canada voient arriver ces exilés. La France aussi. Et notamment en Guyane, porte d’entrée vers l'Europe. Dans cette collectivité française d’Outre-mer, le nombre de demandes d’asile d’Haïtiens a triplé en trois ans. On ne les considère plus comme des migrants économiques. Et ils comptent pour 90% des dossiers. En attendant - les papiers- les mois passent, les années aussi, pour des réfugiés Sans statut, sans aide, sans possibilité de travail. Un Grand reportage d'AMÉLIE BEAUCOUR https://www.rfi.fr/fr/auteur/amélie-beaucour/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/. ENTRE ENTHOUSIASME ET INQUIÉTUDE, LA BULGARIE PASSE À L'EURO Alors que le 1er janvier 2026, la BULGARIE https://www.rfi.fr/fr/tag/bulgarie/ est devenue le 21ème pays à être passé à l'euro, le fait d'abandonner la MONNAIE https://www.rfi.fr/fr/tag/monnaies/ nationale, le lev est loin de faire l'unanimité. Si les partisans de la monnaie unique y voient une opportunité pour leur pays, membre de L'UE https://www.rfi.fr/fr/tag/union-européenne/depuis 2007, ses opposants craignent au contraire que cela n'alimente l'inflation. Un Grand reportage d'AGNIESZKA KUMOR https://www.rfi.fr/fr/auteur/agnieszka-kumor/ qui s'entretient avec JACQUES ALLIX https://www.rfi.fr/fr/auteur/jacques-allix/.